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February 12 12 février : Sainte Ombeline Aujourd'hui c'est aussi la fête de Sainte Hombeline ou Ombeline, sainte patronne de ma filleule dont c'était la première communion dimanche dernier et son anniversaire dimanche prochain. Voilà beaucoup de fêtes pour cette jeune fille qui grandit chaque jour en beauté, en grâce et en age... Sainte
Hombeline (ou Ombeline), soeur de St Bernard, naquit en 1092 à Fontaine
les Dijon. Mariée au frère de la duchesse de Lorraine, et jouissant
d’une grande fortune, elle menait grande vie. Son frère, saint Bernard,
lui en fit le reproche et elle changea de conduite. Elle entra (avec l’accord de son mari) chez les bénédictines de Jully, près de Ravières. Elle devint prieure de ce monastère qui fut vite trop petit pour accueillir les nouvelles soeurs : aussi fonda-t-elle un nouveau monastère à Crisenon (paroisse de Prégilbert). Elle mourut en 1141 et fut enterrée à Jully. Sainte Ombeline : tableau du peintre salinois Adrien Richard. C’est une des rares sinon l’unique représentation de cette sainte. Elle se trouve dans l’église d’Orgelet, dans le Jura. January 23 Constantin a un an !Je suis un peu "vert" d'avoir éffacé mon premier post mais je vais tacher de résumer ma pensée.
Je m'aperçois que je n'entretiens pas beaucoup ce blog puisqu'il vous suffit de descendre de trois ou quatre articles pour avoir un aperçu de ce jour magnifique où un petit Constantin Malphettes est né vers 6h30 du matin et qui depuis fait le bonheur de toute la famille. C'est un garçon qui sait charmer son monde par ses sourires enjoleurs et ses rires pleins de complicité; ses yeux bleux et ses cheveux blonds en font une icone de cinéma ; son visage rond et sa bonhommie attirent tout de suite notre sympathie. Il pleure parfois mais si rarement qu'il nous est difficile de penser que c'est lui quand on nous annonce qu'un bébé pleure dans une chambre : il n'aime pas entendre les autres pleurer ! Il mange très bien et renvoie particulièrement bien quand vous vous mettez juste au-dessus de lui ! Il ne marche pas encore mais j'en ferai bien un pilier de l'équipe de France de Rugby dans la catégorie "berceau"...
DEO GRATIAS pour ce don merveilleux qu'est la vie, pour Constantin et ses parents !
December 27 Joyeux Noël et bonne année 2008November 29 Institutions En la fête de la présentation de Marie au Temple (21 novembre), Monseigneur Michel Dubost (mon évêque !) m'a institué 'lecteur' et 'acolyte' dans la chapelle du séminaire d'Issy-les-Moulineaux. Autrefois, on appelait cela les ordres mineurs maintenant ce sont des ministères ! Ainsi, en étant institué ministre pour servir la parole et l'autel, je deviens un fidèle serviteur de l'eucharistie et j'en comprend la mission du prêtre, véritable ministre de l'eucharistie. Concrètement cela change quelques détails à la messe et en dehors en tant que lecteur ou acolyte, par exemple purifier les vases sacrés ou bien apporter la communion aux malades mais encore la lecture des saintes écritures ou bien l'enseignement (catéchisme...). Mais ce qui compte le plus, c'est de pouvoir à la suite du Christ répondre à l'appel du Christ en ayant un coeur toujours plus ouvert à sa Parole et à son Eucharistie au service de l'Eglise, d'une communauté. Cette dimension du service me fait travailler aussi certaines vertus comme l'humilité. Je crains souvent l'ordination comme une chape de plomb mais je me trompe... à l'image de la chasuble qui peut paraître cette chape dont on nous revêt mais en fait il s'agit d'un fardeau léger à porter car cette chasuble est symbole de la charité, de cet amour gratuit et donné, innocent et surnaturel... et pour cela, il y a plusieurs étapes comme l'admission ou les institutions pour répondre à un appel... la réponse "me voici", tel Samuel dans le Temple, que nous répétons à chacune de ces étapes marrque pour moi l'unité de chacune de ces étapes vers la prêtrise. Recevoir l'évangéliaire ou bien la patène et le calice ont été des moments forts de cette célébration, car au nom de l'Eglise, je suis appelé à vivre et transmettre cette Parole de Dieu et l'Eucharistie. Continuez à prier pour moi afin que je sache toujours grandir dans la foi, l'espérance et la charité afin de répondre avec toujours plus de joie à l'appel du Seigneur ! October 05 NouvellesParce qu'il faut donner des nouvelles, je vous laisse cette photo de moi et Constantin ! Je rentre au séminaire en 2ème année de second cycle... toujours en paroisse à Dourdan... plein de projets... non, je n'ai pas changé ! January 25 Quelques photos de constantinVoici constantin et sa maman ! Constantin est né Lundi 22 janvier 2007 à 6h30. Il pèse 3,640 kg et mesure 52 cm. January 22 Naissance de Constantin...... aujourd'hui à 6h30, fils de Bruno et Jennyfer Malphettes... Alors que je descendais pour chanter les Laudes ce matin, je regardais mon portable qui se mit à vibrer "Jennyfer"... empressement pour répondre ! Ma soeur, avec sa plus belle et joyeuse voix m'annonçait que j'étais "Tonton" d'un petit garçon, Constantin et que tout allait bien ! Je ne pouvais rester plus longtemps au téléphone afin que je puisse partager cette joie et cette intention de prière à toute la communauté du séminaire lors des Laudes : "Nous vous rendons grâce, Seigneur, pour le don de la vie. Nous vous prions pour Constantin, mon neveu qui vient de naître, afin qu'il puisse grandir dans la vérité de votre Amour. Nous vous confions aussi par l'intercession de la Vierge Marie et de Saint Joseph, les heureux parents !" Suite à cela, Maman m'a écrit ce message : "Nous nous sommes quittés hier soir et ce matin réveil en fanfare avec la naissance de Constantin vers 6 H 30, vous êtes oncle maintenant. Je crois que tout s'est bien passé et que Jennyfer est très heureuse bien qu'un peu fatiguée mais déjà en adoration devant ce miracle qu'est la vie...Une découverte qui n'a pas d'équivalent sur terre avec aucune autre émotion et que personne ne peut partager mais qui est un émerveillement sans fin dès le départ !!!" Encore une fois Deo Gratias, en attendant de le voir et qu'il soit baptisé " au jurançon et à la gousse d'ail..." October 16 Admission...Ce samedi 21 octobre, je vais être admis comme candidat au sacerdoce.
Vous vous demandez en quoi consiste cette admission ! En fait, il s'agit d'un premier pas officiel vers le sacerdoce.
L'Eglise par une église particulière (en l'occurence celle du docèse d'Evry-Corbeil-Essonne) reconnait que vous avez les qualités requises pour poursuivre une formation vers le ministère presbytoral : les caractéristiques sont celles d'une personne équilibrée et mûre du point de vue humain et chrétien. La personne en question doit être soucieuse de découvrir les exigences de la vocation sacerdotale et d'y satisfaire.
Pour être "admis", il faut aussi en faire une demande à l'évêque, (Mgr Dubost, pour moi!) en la motivant ! Je vous en livre l'essentiel :
Après une année à la maison Saint Jean-Baptiste et deux ans au séminaire Saint Sulpice, après en avoir parlé avec mon directeur spirituel, en toute liberté, après mûre réflexion, je vous demande respectueusement l’admission comme candidat au ministère presbytéral pour le diocèse d’Evry-Corbeil-Essonnes.
Ma demande est motivée par un désir plus grand de recevoir un jour l’ordination presbytérale, un appel plus fort à servir nos frères chrétiens et une ardeur renouvelée à annoncer l’évangile aux hommes. Depuis quelques années, j’ai conscience de répondre à un appel du Seigneur et par cette demande je veux continuer à le faire généreusement. Dans ma vie, je peux discerner cet appel. Je pense que le besoin profond de tout homme, c’est de connaître Dieu. C’est à travers plusieurs rencontres humaines et l’eucharistie que j’ai pu Le rencontrer et que mon envie de Le faire connaître a grandi. C’est aussi en communauté, en famille, à travers le scoutisme, les servants d’autel, l’aumônerie, et en paroisse, par la prière et l’engagement apostolique que j’ai pu discerner avec eux et des prêtres, ce projet de me consacrer au service de Dieu et des hommes. C’est grâce à la Parole de Dieu méditée quotidiennement que je peux grandir en foi, espérance et charité et nourrir cet ardent désir de révéler le Christ à tous les hommes. C’est aussi un désir et une joie de voir grandir les personnes que j’ai pu accompagné, dans le Christ, et notamment les enfants : en vivant ensemble, ils m’ont permis de me rendre compte qu je pouvais avoir un rôle dans leur soif de connaissance du Christ. En Lui, je remets toutes mes aspirations et trouve les forces nécessaires pour être fidèle à ma vocation. Jamais, je ne me suis lassé de parler du Christ ; au contraire, mon zèle est intact à contribuer à faire vivre et agir le Christ chez nos contemporains. Pour l’annonce du Royaume, par l’amour de Dieu et le service du prochain, je suis prêt à m’y consacrer tout entier et à renoncer à d’autres projets que je ne pourrai pas servir avec la gratuité et l’exigence de totalité qu’ils méritent.
Ainsi, je veux continuer à toujours me former en vue de ce ministère et à développer mon cœur à servir le Christ Seigneur et son Corps, qui est l’Eglise. Rendons grâce à Dieu pour ce chemin parcouru et prions-le afin que je sache toujours répondre aux grâces qu'il me réserve tout le long de ces années de formation. April 25 Réponse d'un mère...En écrivant cet article sur le témoignage de mon itinéraire vocationnel, je ne pensais pas que cela produirait de si beaux commentaires et encouragements ! Par exemple, cet article (« Conversation sur la vocation » dont le fil de commentaires est très enrichissant, à lire !) sur le blog Textala, dans la réponse du premier commentaire, l’auteur (un prêtre, Raphaël Bui) en parle en disant : « Rien ne vaut un témoignage [sur la vocation], comme par exemple celui-ci, que je viens de découvrir [référencement de mon blog] ». J’ai reçu aussi de nombreux mails de remerciements pour ce témoignage et d’encouragement sur la voie du sacerdoce !
Mais, voici ce qui ma le plus touché et comblé de joie : c’est la lettre que j’ai reçu ce lundi dans ma boite aux lettres de séminariste ! Une enveloppe sur laquelle je reconnaissais l’écriture : celle de Maman ! Pressentant qu’elle ne m’écrivait pas pour me dire que j’avais oublié mon shampoing, je n’osais pas la lire tout de suite ! Ce n’est que le soir que je la repris tranquillement pour la lire ! Une émotion toute particulière m'a saisi à la lecture de ce regard d’une Maman aimante, sur l’appel de son fils au sacerdoce !
Je vous en livre la plus grande partie (avec son accord !) :
« Je viens de lire votre témoignage sur « Deo Gratias », […] la lecture de votre itinéraire m’a beaucoup touchée et bien que j’en connaisse à peu près le déroulement, certains détails prennent un autre relief. En effet, j’ai vécu ces moments en tant que mère à travers vous mais avec mes yeux et ma compréhension propre. [à propos de ma première communion à Besançon] Vous aviez parfaitement le droit de communier si vous vous sentiez prêt. C’est peut-être nous qui ne l’étions pas car comme vous n’aviez suivi aucune préparation, notre crainte était que vous ne vous rendiez pas compte de la portée de cette démarche et qu’elle devienne banale. En ayant parlé avec le prêtre qui vous l’avez donnée par mégarde, nous avons conclu que de toute façon, il vous faudrait la préparer et recommencer votre communion privée… La suite de votre démarche m’est bien connu jusqu’à votre période humanitaire et Tarbes. Rien de ce que vous dites ne me surprend vraiment. Cependant, je ne me rendais pas compte de l’abandon spirituel dans lequel vous étiez. Je mettais votre attitude sur le compte de « il faut que jeunesse se passe » et je pense qu’elle doit passer de toute façon. Quant à votre projet humanitaire, et, notre soi-disant « peur »… ! Je n’avais pas peur. Je désirais simplement sécuriser votre départ en vue d’un retour possible d’un idéal déçu. Au contraire, je trouvais votre projet très louable et que cela vous ferait du bien en vous sortant de la spirale infernale des mensonges et des mondanités qui durait un peu trop longtemps pour moi. J’avais plutôt peur que vous n’y preniez goût, que vous passiez à côté de ce qui est important, que les valeurs pour lesquelles vous viviez alors ne vous déçoivent tellement profondément que vous vous retrouviez devant un vide intégral au réveil de cette vie sans but valable. J’aurai souhaité que ce projet se réalise. C’était la solution à vos problèmes existentiels pour moi. Découvrir une nouvelle dimension à la vie. J’avais même pris des contacts dans ce sens [énumération des contacts et des projets]. Je n’en ai pas parlé à l’époque, je voulais que vous voir finir votre année universitaire […] qui s’est prolongée jusqu’en septembre, moment où vous nous avez annoncé votre vocation. Ma démarche n’avait donc plus raison d’être puisque votre âme avait trouvé le chemin… […] A l’exposé des buts que vous recherchiez alors dans l’humanitaire, je sentais que vous ne trouveriez pas cela parmi les ONG ; je pensais qu’il était improbable que vous puissiez devenir missionnaire vu votre parcours mais c’est ce qui s’est imposé à moi à l’époque, c’était contradictoire, c’est pourquoi j’ai ri et j’ai dit que pour trouver ce que vous cherchiez, il vous faudrait « entrer dans les ordres » (mots exacts !). Je m’en souviens comme si c’était hier et aussi de votre réponse à la virgule près (iota). D’ailleurs, j’ai beaucoup repensé à cette conversation par la suite et surtout en septembre suivant, me demandant si ce petit bout de phrase n’avait pas eu son rôle dans votre retour vers la foi et votre désir de sacerdoce. De ce Jour, je l’ai envisagé confusément probablement. C’est pourquoi votre intention exprimée de vous consacrer, ne m’a sans doute pas autant étonnée que vous auriez pu le croire… même si je ne vous voyais pas trop en missionnaire pour des raisons plutôt d’ordre pratique mais pourquoi pas en prêtre… Un dernier commentaire sur vos épreuves nocturnes, vous m’en aviez parlé une fois. Je ne savais pas que vous dire pour vous rassurer, pour une fois j’étais démunie face à une souffrance qui me dépassait. Je vous ai écouté avec attention. J’ai pensé ensuite que ce passage où l’anxiété domine et les doutes enfoncent les certitudes, me semblait nécessaire pour renaître à une autre vie. Un changement radical de vie ne peut se faire sans crainte sans peurs. Il fallait que cela fût. Cette épreuve de la foi surmontée, renforcée par votre ultime décision, fait que le chemin est plus facile, pas aisé, à suivre lorsque le but s’impose. Je ne pensais pas ma lettre si longue mais elle se termine. […] Alors je terminerai par ceci : sachez que votre engagement dans la vie sacerdotale me comble de joie, d’une joie profonde. Vous aviez perdu un peu le nord avant votre engagement et vos remises en question perpétuelles rendaient mes inquiétudes légitimes. Maintenant, je retrouve quelque part le petit garçon rieur et confiant, drôle et sérieux que vous aviez été pendant de longues années et qui a fait notre joie de parents. Alors, savoir que vous avez enfin trouvé votre voie me rend très heureuse. C’est le plus beau cadeau que la vie pouvait me faire, que vous pouviez me faire. Et c’est en toute confiance que je vous abandonne (pas tout à fait… que je vous remets) au Seigneur. (Et le plus difficile pour moi, pauvre mère, c’est le FIAT… Ce serait très probablement le nom que je devrai donner à mon blog si j’en avais un !!!). Je sais cependant que cela est bon et bien.
Je vous embrasse de tout mon cœur de mère qui vous aime.
Maman »
Je n’ai aucune envie de commenter cette lettre ! Simplement, j’ai voulu la reproduire pour une très grande partie afin que vous ayez un regard extérieur (parmi les plus proches !) sur mon itinéraire… et puis qui connaît et comprend le mieux un enfant, que le coeur aimant d'une mère ! April 20 Témoignage sur mon itinéraire vocationnelLors du dernier FRAT à Lourdes, j'y suis allé en tant que témoin sur mon itinéraire vocationnel. Je vais donc essayer d'écrire ce témoignage (sans rentrer dans le for interne !) :
Ma première expérience marquante et qui, je pense, a été déterminante pour l'orientation de ma vie est celle que j'ai eue vers 15 ans : je donnais des cours de soutien à la DASS ; lors d'un cours particulier, "une" enfant me pris ma carte d'identité, la déclina et déclara "tu ne me comprendras jamais !"... Ce sont des mots durs pour un adolescent qui a connu une enfance heureuse, loin des troubles familiaux de ces enfants ! Ma carte d'identité indique suffisamment de choses : je suis né à Neuilly-sur-Seine mais n'y ai jamais habité, et mon nom a une particule... bien que la plus grande noblesse vient du coeur et non d'un nom ! Une carte d'identité NE donne JAMAIS une personnalité ! Mais, à partir de cet événement, je pris cette orientation dans ma vie : celle d'aider ceux qui n'ont pas eu la même chance que moi.
J'ai AIDE souvent, mais je ne me suis jamais engagé (hormis quelques mouvements tels que les scouts d'Europe !), étant éternellement insatisfait de ce que je faisais... A chaque fois que je le faisais, je sentais que j'avais fait quelque chose de bien, et parfois même que le Seigneur devait sourire en me voyant ou par l'intermédiaire des personnes que je rencontrais (mais Il a du pleurer souvent aussi - J'y reviendrai plus tard !-)
J'ai eu une enfance très heureuse, recevant tout l'amour de mes parents, et de mes proches ! Les enfants sont purs, leur coeur est grand et plein d'amour et l'on doit tout faire pour préserver leur enfance de toute blessure. Je suis l'aîné de quatre enfants ! Ma première soeur, Jennyfer, naquît à Grenoble 13 mois après moi ! Nous étions inséparables, étant l'ami, le confident, l'autre, le "prochain", l'un de l'autre ! (Elle s'est mariée avec Bruno l'été dernier !) C'est à Besançon que j'ai mes premiers souvenirs (Quelle tristesse pour ma soeur et moi lors du WE de Pâques lorsqu'il a fallu jeter notre beau vélo vert sur lequel nous avions appris à rouler et avec lequel nous foncions dans les portes de garages pour nous arrêter, le frein étant trop dur !) ! Dès que j'ai su parler je suis allé à la manécanterie des "petits rossignols" à l'Eglise de la Madeleine. J'étais le plus jeune chanteur et à ce titre, j'avais le privilège de porter le petit Jésus à la crèche, le soir de Noël ! Que je l'aimais ce Jésus ! J'aimais aussi chanter pour Lui (de là est né, mon amour pour le chant sacré qu'est le grégorien et Solesmes où nous passions des camps d'été !). J'aimais aussi à jouer à la "messe" avec ma soeur (j'aimais surtout prêcher, cela n'étonnera personne !) ! J'aimais tellement Jésus, qu'un jour, j'ai désiré communier et j'ai donc reçu Jésus-Hostie vers l'âge de 4-5 ans ! Je n'ai jamais oublié cette "première communion" mais à la fin de la messe, on me fit la remarque que je n'avais pas encore le droit et j'eus beaucoup de peine croyant avoir offenser le Seigneur. C'est aussi juste avant notre déménagement du côté de Montluçon, que naquît mon petit frère, Scévolle (qui a aujourd'hui 22ans !). Quand il était petit, il avait de beaux cheveux blonds, et souvent je me disais qu'il ressemblait aux images que j'avais du petit Jésus et je l'aimais donc ! Nous ne sommes restés que deux ans dans une grande maison du côté de Montluçon, mais ce furent deux années de bonheur et de joie en famille !
J'avais huit ans lorsque nous sommes arrivés à Strasbourg ! Mon Père avait eu un accident (de Balcon !) juste avant de partir et nous allions souvent le voir à l'hôpital et nous priions beaucoup pour qu'il revienne très vite et fêter Noël avec nous (Prière exaucée !). Ce fut aussi à cette période que je fis la connaissance des handicapés : ils avaient une force de vivre incroyable, jouant avec moi au basket en me faisant de grands sourires ! Cela m'a profondément marqué et je pensais que le handicap n'est rien si l'on a la joie de vivre et l'espérance en Jésus-Christ ! Mais je pensais aussi qu'ils seraient tous guéris comme mon père !
Nous sommes restés dix ans à Strasbourg, autant dire toute ma jeunesse ! Strasbourg est une ville extraordinaire : j'y ai découvert les différentes religions, notamment le Judaïsme et le protestantisme ! J'ai passé ensuite toute mes années au Collège épiscopal Saint Etienne (Servant d'autel et chorale, sans compter les nombreux sports et le scoutisme furent les nombreux hobbies que j'avais !). En 90, ma dernière soeur, Mélisande est née ! Je me rappelle notamment que je voulais qu'elle apprenne le mot Jésus ou Marie avant de savoir dire Maman ou Papa (un peu comme sainte Bernadette!) En 92, j'ai fait ma profession de foi, dont je garde le souvenir de l'aube blanche et du cierge qui est toujours dans ma chambre, me rappelant que je fais parti de la lumière du monde et partie intégrante de l'Eglise. Et j'ai fait ma confirmation en 94. L'aumônier scout était mon premier père spirituel et je lui faisais part de mon souhait d'être prêtre mais celui-ci disparut peu à peu, la puberté passant par là ainsi qu'une crise de la foi...! Je lui cachais la vérité jusqu'à mon départ de Strasbourg, lui faisant beaucoup de peine...
J'ai été éduqué dans un collège de garçons jusqu'en troisième ! Je ne découvrais pas l'univers féminin, mais disons que je trouvais les filles plus sincères et que leur compagnie m'était agréable ; j'aimais être bien entouré ! Je détestais les modes, je préférais les lancer et changer juste après, avoir toujours un trait original, qui diffère des autres, je déteste le conformisme !
Mais je sentais que je perdais aussi la foi ! Lors de notre déménagement, j'ai eu beaucoup de chagrin de quitter cette région et mes amis ! J'arrivais à Etampes, pour y passer mon bac ; j'en retire peu de choses sur le plan spirituel ! J'allais à la messe parce que cela faisait plaisir à mes parents et que je les aimais mais je n'avais plus de foi en moi, ni en Dieu. J'ai fait ensuite des études de biologie à Jussieu ! J'aimais cette vie parisienne, celle des cafés, des promenades dans ces rues, des soirées et rencontrer beaucoup de gens... (très inspiré par les romans d'apprentissage du XIXe siècle). Je mis d'ailleurs peu de temps pour m'insérer dans cette vie parisienne, j'étais de toute les fêtes, je dansais, chantais toute la nuit et ne rentrais qu'au petit matin chez moi... Je m'y plaisais, je m'y enfonçais surtout. J'aimais le "Spleen" (celui de Baudelaire !) dont je ne sortais que rarement que pour y replonger après une fête, un amour de passage... Il n'y avait plus de lueur, plus d'espoir, une longue traversée du désert... ma foi était quasiment inexistante : je croyais en un Dieu à la manière de Voltaire, mais plus à celui des chrétiens. Je pratiquais mais je ne croyais plus (souvent aujourd’hui, j'entends plutôt dire le contraire !). En fait, je pense que le Christ était toujours vivant en moi, mais je le reniais comme Pierre la veille de la mort de Jésus-Crist. Cette semaine sainte, c'est beaucoup d'événements importants pour un chrétien, mais aussi dans mon itinéraire vocationnel, pour plusieurs raisons. La première, c'est le jour de mes 22 ans (le 12 avril tombe toujours pendant cette semaine!), j'étais en camp de formation du côté de Tarbes, devant la magnifique chaîne des Pyrénées. Dieu a sans doute choisit cet endroit de sa création pour me rappeler à Lui. Rien ne m'y prédisposait, je n'attendais rien de Lui ! Un dominicain de Toulouse nous prêchait 1/2 heure par jour et puis nous partions pour un moment "Lumière" (moment de réflexion personnelle!) ; est-ce le fait de relire les Saintes Ecritures, ou bien la nature merveilleuse mais pour la première fois depuis longtemps, je ressentais la Paix avec moi-même, avec Dieu... Tout ce que je sais, c'est qu'en rentrant à Paris, le jour de mes 22 ans, il n'y avait personne chez moi, et pourquoi est-ce que je suis rentré dans l'Eglise Saint Etienne du Mont, m'y suis mis à genoux et ai adressé une prière du coeur avec Notre Seigneur Jésus Christ, je ne sais pas mais à partir de là, j'eu une soif de dieu, et qu'elle ne cessa d'augmenter et qui dure toujours... Dans mes études, j'ai choisi la Biologie parce que je m'intéressais à la "fin de la faim" dans le monde et voyait les OGM comme le nouveau remède (C'est aussi parce que j'y avais quelques facilités !). J'ai tourné casaque, devenant anti-OGM et puis j'ai rédigé un mémoire lors de ma licence qui demandait un moratoire... peu importe, un rêve partait, un autre arrivait ! Je désirais partir faire de l'humanitaire à vie ! Lorsque j'en parlais à mes parents, des grincements de dents se firent entendre : les études pas finies, quelle vie et comment ?... ils avaient relativement peur que je passe à l'acte : ils savaient que j'étais capable de bien des folies vu mes expériences passées qui ont du bien les faire souffrir (mais j'ai fait le choix de ne pas raconter toutes les bêtises que j'ai pu faire ; pourquoi retenir ce qu'il y a de péjoratif alors qu'il y a tant de beauté en nous ?).
Je n'avais plus la foi du petit garçon que j'étais auparavant. Je ne dis pas qu'elle avait totalement disparue ; cependant, je vivais quelque chose de plus fort, de plus intime et de plus intense ; quelque chose d'indéniable se passait en moi mais tout ceci se fit naturellement et progressivement. Je ressentais le besoin d'être suivi spirituellement. C'est à ce moment là que je rentrais dans un groupe spirituel où nous discutions sur le sens à donner à notre vie. Au départ, c'était du côté de Montmartre. J'étais souvent en avance pour prier dans cette basilique; j'aime ces lieux de prière, ce sont des lieux sacrés où je peux prier, être en paix, où je me sens bien dans ce silence éternel... Au contact de ce groupe, je sentis que je voulais en savoir plus sur Dieu, les enseignements de l'Eglise et cela me permit aussi de parler de ma foi. J'étais aussi très actif dans l'aide et la présence auprès de personnes malades, seules, ou SDF. Si je désirais consacrer ma vie aux plus faibles, ce n'était pas sans oublier mes valeurs chrétiennes et les sacrements, plus particulièrement l'Eucharistie. Ma mère me répliqua en riant que je n'avais qu'à devenir prêtre missionnaire... ce jour là, je riais avec elle mais six mois plus tard, la question du sacerdoce me trottait encore à la tête et se faisait plus forte ! J'avais besoin de prendre du recul.
L'été suivant (en 2002), je partis à Lourdes en tant qu'hospitalier, m'occupant de jeunes de mon âge? J'appris beaucoup d'eux : leur force et leur joie de vivre m'a marqué à jamais ! Je n'étais pas à Lourdes que pour les rencontrer, je voulais aussi rencontrer la très Sainte Vierge Marie. Lors de ma "conversion" de coeur, elle a pris place dans ce dernier et j'étais chagriné de l'avoir offensée en "reniant son Fils". J'avais l'impression que je m'étais renié moi-même et j'étais donc venu lui demander pardon et bien plus ! Je voulais un signe fort pour que je sache si "oui" ou "non", j'étais appelé par le Seigneur, son Fils, à le suivre et à le servir. Plus la semaine s'écoulait, plus j'avais de peine ; car je ne ressentais rien, pas même à la grotte. La veille de l'Assomption, je fis une nuit de garde auprès des malades. Le lendemain, j'étais résolu à être immergé dans les "larmes" de Marie que j'avais fait couler... Je ressentis un immense frisson intérieur... je ne sais pas ce qui 'est passé à ce moment-là exactement, peut-être était-ce la fatigue, mais je demandais à la Vierge Marie de mettre quelqu'un sur ma route pour m'aider à discerner ce signe ! Cependant, je sais que Marie m'a pardonnée comme elle pardonne à tous ses fils ("Il ne peut se faire que le fils de ces larmes périsse !" disait Saint augustin !). Je pensais à ma rentrée universitaire, lorsque je rencontrai un ami qui allait rentrer à la maison Saint Jean-Baptiste à Versailles ! Il m'a parlé longuement de cette maison de discernement et d'approfondissement spirituel... j'aurai voulu y rentrer tout de suite mais le temps fut trop court, et il m'a fallu attendre un an... Lorsque j'annonçai à ma famille mon souhait de rentrer dans cette maison pour discerner mon appel au sacerdoce, il y eut un léger silence et c'est avec une brise légère d'Automne que mes parents me sourièrent agréant à mon souhait... (Conseil d'annonce : dire quelque chose qui leur paraîtra impossible à supporter - partir à vie loin de chez eux dans un pays sous-développé sans espoir de retour - puis leur dire votre désir de consacrer votre vie au Seigneur en étant prêtre !).
Je rencontrais Monsieur le Doyen Dagron, curé de Dourdan, et responsable des séminaristes du Diocèse D'Evry-Corbeil-Essonnes, qui a su me mettre à l'aise par sa table et sa profonde écoute... puis plus tard, je rencontrais Monseigneur Dubost qui m'accueillit chaleureusement ! Je continuais à être suivi spirituellement. Mais ce fut sans doute l'année la plus difficile que j'ai vécue. Je ne sortais que très peu, essayais d'aller le plus souvent à la Messe quotidienne mais tout ceci se fit le plus naturellement depuis ma conversion. Le jeune homme mondain que j'étais disparaissait, se faisant de plus en plus discret vis à vis de ses amis. Je ne savais pas exactement où j'en étais, quelle attitude adoptée vis à vis de mes amis. Plus je cherchais la Vérité, plus j'étais tenté, plus les démons se faisaient proches. Mes nuits n'étaient que cauchemars, tremblements, crispations. Tant de questions : pourquoi moi ? en suis-je digne ?... autant de questions qui reviennent sans cesse et beaucoup de démons avec qui tentent d'éloigner du Christ. Le matin, je ne souriais plus à force et mes proches étaient attristés de me voir dans un tel état, je ne dormais pas, mangeais très peu,... Si j'ai eu beaucoup de moments difficiles, il y eu aussi des moments de repos, de joie... marquant une (trop) courte pause dans un combat avec moi-même et mes démons : l'eucharistie, l'adoration, et tous les WE que je passais chez mon Père spirituel. C'est au cours d'un de ces WE, après une adoration de Notre Seigneur Jésus-Christ que je vins le voir en disant : "Je sais !". -"tu sais quoi ?" me répondit-il avec un large sourire ! -"Je sais que je suis appelé !". C'était lors du WE des Rameaux 2003, j'avais 25 ans ! Quelle joie et quelle paix, je ressentis à ce moment-là... n'étais je pas arrivé à la réponse de toutes mes questions ? n'avais-je pas surmonté toutes mes peurs et mes angoisses ? n'avais-je pas atteint la vérité ? A toutes ses questions, je dis OUI et je loue encore le Seigneur qui dans son extrême bonté, m'a envoyé beaucoup de grâces pour que je puisse discerner ma vocation. Mais il fallait du concret pour que le démon ne puisse revenir, et je refis le chemin inverse du début d'année : j'allais voir mon évêque, le Père Dagron, puis le père de Rubercy, supérieur de la Maison Saint Jean-Baptiste... (A croire que tout est plus facile lorsque l'on "sait" quel est le chemin à suivre !).
La MSJB (Maison Saint Jean-Baptiste) est une maison qui permet de discerner et d'approfondir l'appel que l'on ressent à suivre le Seigneur dans la voie du sacerdoce, à l'écart de sa famille, de son milieu, de ses amis et de ses études pour un an ! Elle n'engage à rien d'autre ! C'est une année merveilleuse à l'écoute de la parole de Dieu (Lectio Divina et lecture de la Bible en un an !), où l'on (re)découvre le Catéchisme de l'Eglise Catholique et les textes dogmatiques de Vatican II (Il existe aussi des cours de morale, théologie, auteurs spirituels, liturgie... brève introduction pour ceux qui continueront des études au séminaire !). Nous vivons en communauté très soudée (L'avantage par rapport à une co-loc, c'est que nous sommes tous des hommes de bonne volonté...) : vaisselle, services divers, "corvées" ménagères... il y a un entretien spi toutes les semaines, nous faisons du sport deux fois par semaine, du jardinage et un "service aux pauvres" (J'allais aux Mureaux m'occuper des jeunes par soutien scolaire et activités de quartier !). Nous avions notre Jeudi soir et notre dimanche de "libre". Nous participions à quelques temps forts de la paroisse ou du diocèse. Au cours de l'année, deux temps forts : un mois d'"expériment" (moi j'étais à l'Arche de Cuises la Motte), et les 30 jours de retraite en silence où nous faisons les exercices de Saint Ignace (Retraite d'élection)...
A noter que je n'ai plus de famille dans ce diocèse et que je ne le connais à peine mais j'y suis bien accueilli et pour quelqu'un qui a toujours rêver d'être missionnaire, aujourd'hui, ce rêve peut devenir réalité et tout près !
PS : Il est possible que mon témoignage suscite des questions que vous pouvez bien entendu poser dans un esprit amical et respectueux ! April 19 DEO GRATIASIl y a un an, un pape, Benoit XVI, a été donné à l'Eglise( Voir ici et ici), il est temps de chanter un "Te Deum" pour rendre grâce de ce don...
Je reprends donc ce blog qui a un an !
Mon ami Hervé était venu me chercher pour regarder le résultat de l'élection ! C'est aussi pour lui que j'avais observé un silence sur ce blog après son départ... il y a plus de deux mois ! Aujourd'hui, sa présence physique peut me manquer (il a une corpulence assez remarquable !), je sais qu'il demeurera présent par la prière et c'est avec lui que je chante ce "Te Deum"...
De nombreux blogs ont fait leur apparition depuis deux mois... mais je ne les mettrai pas en lien? pour cela aller regarder Deus In Adiutorium Meum Intende, blog auquel je participe...
Je souhaite continuer ce blog sur un plan plus personnel...
DEO GRATIAS February 05 Départ d'un amiAujourd'hui est parti un ami... je l'avais cité dans un post précédent.
Je crois que je ne réalise pas encore son départ, car tout le monde est parti en vacances.
Par contre, lorsqu'il reviendra, il est certain que son absence sera visible. Il prenait une part importante dans la communauté du séminaire. Il avait toujours l'air joyeux et le mot pour nous faire rire. Il ne laissait jamais indifférent les personnes qu'il rencontrait! Il a reçu de nombreux témoignages de sympathie de la part des séminaristes qui n'étaient pas encore parti en vacances! Beaucoup se sont interrogés sur ce départ, ils le trouvent très soudain et n'avaient rien vu venir.
Je ne préfere pas raconté pourquoi il doit partir, car cela le concerne, lui et le conseil des pères du séminaire!
Simplement, je veux exprimer ma tristesse, mon incompréhension et ma prière afin qu'il puisse supporter ce départ et qu'il puisse rebondir ailleurs. et avant toute chose, je tiens à lui exprimer toute mon amitié...
Je pense qu'il faut maintenant rentré dans un travail de deuil et pouvoir continuer sur la voie que le seigneur choisit pour nous.
Je décide donc de ne plus poster d'articles jusqu'à nouvel ordre... mais je vous demande de prier pour lui, sa famille, notre communauté... January 23 Adoration
January 14 Homélie du pape sur le baptêmeJe rends grâce à Dieu pour l’homélie du pape sur le baptême, prononcée de manière spontanée en la solennité du Baptême du Seigneur, prouvant ainsi la véritable liberté du pape par rapport au texte, sa force d’adaptation aux évènements et sa grande capacité à recevoir l’Esprit Saint et de nous faire partager le fruit de cette inspiration divine. Je vous en livre certains passages qui ont su réjouir mon âme et me faire aimer encore un peu plus l’Eglise : « Qu'attend-on du Baptême ?... la vie éternelle. Tel est le but du Baptême. ». La vie éternelle au sens d’un bonheur que l’on ne saurait capable de se donner ou de donner, pour toute la vie et au-delà… c’est pourquoi « nous nous tournons vers le Seigneur pour obtenir ce don de Lui. » L’enfant baptisé pourra toujours compter sur une « compagnie d’amis », « peuple de Dieu » dans lequel il est introduit par le baptême, sur laquelle il pourra toujours compter. Par rapport à l’avenir, « nous sommes sûrs d'une chose : la famille de Dieu sera toujours présente et celui qui appartient à cette famille ne sera jamais seul, il aura toujours l'amitié sûre de Celui qui est la vie. » « Cette compagnie avec Celui qui est réellement la vie, avec Celui qui est le Sacrement de la vie, répondra à votre attente, à votre espérance. » Le baptême est donc « un don de la vie » qui « doit être accueilli et vécu ». Il parle ensuite d’un « don d’amitié » qui « implique un « oui » à l'ami et implique un « non » à ce qui n'est pas compatible avec cette amitié, à ce qui est incompatible avec la vie de la famille de Dieu, avec la vraie vie dans le Christ. ». Et ce « à quoi disons-nous « non » ? C’est le seul moyen de comprendre à quoi nous voulons dire « oui ». Dire « non » à la « pompa diabuli », c'est-à-dire « « non » à une culture apparemment d'abondance de la vie, mais qui en réalité était une « anticulture » de la mort. » Pour aujourd’hui, cela signifie « de dire « non » à … une « anticulture » qui se manifeste, par exemple, dans la drogue, dans la fuite de la réalité au profit de l'illusion, dans un bonheur faux qui s'exprime dans le mensonge, dans la tromperie, dans l'injustice, dans le mépris de l'autre, de la solidarité, de la responsabilité envers les pauvres et les personnes qui souffrent; qui s'exprime dans une sexualité qui devient un pur divertissement sans responsabilité, qui devient une « chosification » – pour ainsi dire – de l'homme, qui n'est plus considéré comme une personne, digne d'un amour personnel qui exige fidélité, mais devient une marchandise, un simple objet. » « C'est pourquoi le « oui » chrétien…C'est notre « oui » au Christ, le « oui » au vainqueur de la mort et le « oui » à la vie dans le temps et dans l'éternité. » « « Oui » s'articule autour de trois adhésions: « oui » au Dieu vivant, …« oui » au Christ, …« oui » à la communion de l'Eglise ». Il lie ensuite le « oui » aux « dix commandements, qui ne sont pas un ensemble d'interdits, de « non », mais qui représentent en réalité une grande vision de vie. Ils sont un « oui » à un Dieu qui donne sens à l'existence (les trois premiers commandements); « oui » à la famille (quatrième commandement); « oui » à la vie (cinquième commandement); « oui » à l'amour responsable (sixième commandement); « oui » à la solidarité, à la responsabilité sociale, à la justice (septième commandement); « oui » à la vérité (huitième commandement); « oui » au respect de l'autre et de ce qui lui est propre (neuvième et dixième commandements). » « C'est un « oui » au défi de vivre vraiment la vie, en disant « non » à l'attachement de la mort qui se présente sous le masque de la vie; » Citant quelques gestes et symboles du baptême à cet égard, il y a « le signe de la croix, qui nous est donné comme bouclier », car ce signe est un« « indicateur » pour le chemin de la vie, parce que la croix est le résumé de la vie de Jésus. », « l’eau est le symbole de la vie », « L'huile est le symbole de la force, de la santé, de la beauté », enfin « le vêtement blanc, comme expression de la culture de la beauté, de la culture de la vie. Et enfin, la flamme du cierge, comme expression de la vérité ». Terminant par cette prière : « Rendons grâce au Seigneur pour ce don et prions pour nos enfants, pour qu'ils aient réellement la vie, la vraie vie, la vie éternelle. Amen. » Il est évident que ce texte est magnifique par sa clarté et sa concision mais aussi par son actualité… le monde a tant besoin d’être éclairé sur sa véritable vocation : l’appel à la vie éternelle. January 13 Séminariste et scout en deuilChrist est ressuscité des morts,
Coup sur coup, j’apprend ce soir la mort de deux personnes qui ont beaucoup travaillées à l’établissement du Royaume de Dieu sur terre et qui maintenant, peuvent jouir du repos éternel dans les cieux : - l’une est le père d’un diacre du séminaire - l’autre est Henri Gire, grand compositeur de chants scouts
Prions pour eux avec espoir et foi :
Seigneur, Juge tout-compatissant, accordez à vos serviteurs la douceur du paradis. Saints Anges Gardiens, envoyés de Dieu, venez prier pour vos protégés, que vous avez accompagnés sur tous les chemins de la vie, que vous avez sauvegardés et guidés, lancez avec nous cet appel au Sauveur miséricordieux. Seigneur, détruisez le manuscrit des péchés de vos serviteurs ; Seigneur, Juge tout-compatissant, accordez à vos serviteurs la douceur du paradis. January 10 Petite citation du soirComme je suis un peu fatigué, que j'ai un devoir demain et que je suis chantre pour la journée "statutaire" des évêques, je ne serai pas long ce soir. Je tenais quand même vous laisser une petite citation à méditer de CHESTERTON...
"Ce n'est pas de la bigoterie qu'être certain d'avoir raison ; mais cela l'est d'être incapable d'imaginer que l'on puisse se tromper."
Extrait de The Catholic Church and ConversionGalilée ou l'amour de ... la désinformationSamedi dernier, sur France 3, était diffusé un téléfilm intitulé « Galilée ou l’amour de Dieu ». La fin du film nous montre le procès qui se déroule dans une église de Rome, en fait, il s’agit de la chapelle du séminaire saint-Sulpice. Lors du tournage qui a duré environ deux jours, les costumes étaient magnifiques et il est vrai que les scènes tournées mettent bien en valeur cette chapelle (ils avaient installé un ballon en haut de la chapelle et projetaient la lumière dessus de telle sorte que l’on se croyait en plein jour, même en pleine nuit, et que l’on croyait de des jardins voir une apparition de la vierge, représentée dans le thème du vitrail central). Certains ont même vu Claude Allègre que l’on voit à la fin du film, dont le livre a inspiré le scénario. Si j’avais lu le livre, je lui aurais manifesté mon désaccord sur son interprétation de l’histoire. Pour cela, je préfère vous renvoyer à cette excellente analyse ou bien celle-là qui expliquent bien, l’arrogance et l’orgueil monstrueux de cet esprit scientifique pas toujours dans le vrai… Claude Allègre fait partie de ces scientifiques réputés pour ces travaux de géochimie, mais aussi pour un homme qui n’a pas sa langue dans sa poche, et pourtant je pense qu’il devrait la tourner au moins sept fois avant de dire ou d’écrire quelque chose qui continue d'alimenter l'imaginaire des gens… January 09 Une belle initiativeQui ne se souvient pas dans le film « Monsieur Vincent », de saint Vincent de Paul découvrant une femme qui abandonnait son enfant en pleine nuit devant le porche d’une église, disant par la suite aux dames et filles de la Charité : « Je sais, moi, ce que Dieu me demande de sauver, cet enfant innocent avant toutes les autres misères. Je sortirai demain, je sortirai toutes les nuits, je vous en apporterai d’autres sur cette table, vous les regarderez se débattre et vous demander la vie et nous verrons bien si vous les laissez mourir. » Dans cette information du Salon Beige, nous pouvons apprendre que du « XVème siècle à la fin du XIXème, à Padoue, en Italie du Nord, les mères en détresse pouvaient déposer anonymement leur enfant dans un réceptacle spécial sur la facade de l'église Ognissanti : un dispositif alertait des religieuses, qui trouvaient le bébé et le recueillaient dans leur orphelinat. Cela évitait que les enfants soient déposés sur les pas de portes, et soient parfois retrouvés morts au matin. » Aujourd'hui encore 400 enfants sont abandonnés tous les ans en Italie, et ce chiffre ne cesse d’augmenter d’environ 10% par an. Le Mouvement pour la Vie italien a donc décidé de réinstituer ce dispositif de manière moderne. L'organisation pro-vie a financé la mise en place de six boîtes spéciales (photos), dont une, bel hommage, à Padoue, est à deux pas de l'église Ognissanti. « Quand un bébé est déposé, un signal est envoyé à la fois au centre social mitoyen et à un service hospitalier de la ville, tandis qu'un dispositif de chauffage se déclenche pour éviter que l'enfant ne prenne froid. » Le Mouvement pour la Vie avait fait l'objet d'un message de Benoît XVI, lors d'une récente audience, pour son "action courageuse" et "porteuse d'espérance." January 06 "France, fille ainée de l'Eglise! Qu'as-tu fais de ton baptême ?Selon un article du monde des religions, la France est le pays européen qui compte le plus d'athées et les "sans religions" sont plutôt des jeunes, diplômés et de gauche. Cet article donne le chiffre de 14% d'athées convaincus en 1999 (contre 8% en Belgique (comme en Russie), 6% aux Pays-Bas et en Espagne, 5% au Danemark. En Grande-Bretagne, la proportion est de 4% comme en Allemagne de l'Ouest (mais 18% en ex-Allemagne de l'Est). Elle tombe à 3 ou 2% au Portugal, en Italie ou en Autriche).
Un Français sur quatre (24,5%) se reconnaît dans la catégorie des "sans religion". Il est étonnant de voir qu'il ya une "quasi-parité" entre hommes et femmes (respectivement 55 et 45%) alors que dans nos églises nous ne voyons plutôt que des femmes.
Ce sont plutôt des jeunes (36% chez les moins de 35 ans contre 12,5% chez les plus de 65 ans) montrant un net déficit de la transmission de la foi (à lier aux problèmes d'éducation des enfants ?) et ils sont pour large part diplômés (34% chez les bac+3 ou +4 contre 17% chez les sans diplôme) et d'orientation politique de gauche (31% contre 14% pour la droite).
Le magazine souligne aussi le fait que ceux qui se disent "sans religion", ne sont pas sans certaines croyances comme pour 34% d'entre-eux qui espèrent qu'il y a quelque chose après la mort, 22% qui croient aux miracles et plus étonnant ... 21% qui croient en Dieu ( celui des Lumières ?) ainsi que 17% au jugement dernier.
Bien que dans tous nos kiosques et dans nos librairies, se développe une littérature à tendance "spirituelle", elle relève plus de l'ésotérisme que du sentiment religieux. Certes, la France est le pays qui comptent le plus d'athées, mais y-a-t-il une évolution de cet athéisme et quelle place tient encore aujourd'hui cet athéisme, notamment en philosophie politique ou en théologie ?
Il est évident qu'il existe aujourd'hui un problème dans la transmission de la foi et la nouvelle évangélisation de ces dernières années ne portent pas encore beaucoup de fruits. Et pourquoi ne pas se tourner vers la cellule familliale et s'attaquer à ce qui peut la détruire?
Seigneur, donnez-nous des foyers chrétiens!
Seigneur, donnez-nous de saints foyers chrétiens!
Seigneur, donnez-nous de nombreux et saints foyers chrétiens! Un Nouveau Monsieur de Saint-Sulpice ?Après avoir accueilli parmi les leurs un jeune abbé du diocèse de Meaux, la compagnie des prêtres de saint Sulpice a accepté la demande de candidature d'un autre jeune prêtre du diocèse de Nanterre.
Bien que cet abbé enseigne depuis quelques années au séminaire, cetta annonce nous a surprise, car rien n'avait filtré de la part de la compagnie ni des intentions de cet abbé.
Seigneur, donnez-nous des prêtres!
Seigneur, donnez-nous de saints prêtres!
Seigneur, donnez-nous de nombreux et saints prêtres! |
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